À l’issue des échanges, aucune organisation syndicale n’a signé le projet POSEM en l’état.
Ce n’est pas un échec du dialogue social : c’est un signal collectif adressé à la Direction.
🗣️ Ce que la CFDT a dit au CSEC du 29/01/2026 (extraits)
Lors du denier CSEC, nous avons posé les choses simplement : nous ne sommes pas contre les concepts, nous jugeons leurs effets sur le terrain.
« Quand nous entendons les notions d’agilité, de nouvelles structures, d’optimisation, nous ne rejetons pas ces notions-là. »
« Il faut juste regarder ce que ces notions produisent concrètement sur les équipes… sur les métiers, sur les parcours, sur la charge et sur la reconnaissance qui va avec. »
Nous avons aussi rappelé une exigence : ne laissez personne dans l’oubli, et ne pas invisibiliser certains métiers.
« Ce que nous aimerions, c’est qu’on ne mette personne dans l’oubli. »
« Il ne faut pas oublier ceux qui ont porté cette enseigne à bout de bras, et notamment les animateurs commerce en soutien régulier des RU dans les magasins. »
Et nous avons résumé l’enjeu :
« On ne peut pas construire l’efficacité de demain en démolissant les compétences d’hier. »
Enfin, sur la place des salariés dans cette transformation :
« Personne ne devrait se sentir comme une variable d’ajustement dans cette entreprise, mais plutôt comme des moteurs. »
✅ C’est précisément pour cela qu’en l’état, la CFDT n’a pas signé.
🏗️ Accompagner la transformation : OUI. La subir : NON.
La CFDT Boulanger est favorable à l’évolution de l’entreprise. Mais la transformation ne peut pas se faire au détriment des équipes, ni en laissant des métiers sans visibilité.
Notre refus de signer n’est pas un refus du changement.
C’est le refus d’un projet déséquilibré, qui n’apporte pas aujourd’hui les garanties indispensables, notamment sur :
✅ L’avenir du métier des Animateurs Commerce
En l’état, il manque des engagements clairs sur la place du métier, ses missions demain, ses perspectives et sa reconnaissance. On ne peut pas demander davantage, tout en laissant un métier clé sans visibilité.
✅ Des parcours professionnels non lisibles
Les trajectoires restent trop floues : peu de repères, peu de passerelles identifiées, pas de projection de carrière claire. Concrètement, on ne sait pas assez clairement quels sont les prérequis, les étapes, les délais et la reconnaissance associée aux évolutions proposées.
✅ Une exigence extrême sur certains niveaux / échelons
Le projet affiche des attendus très élevés sur certains niveaux/échelons, sans cadrage suffisamment solide sur la charge, ni garanties sur les moyens, la formation, le temps et la reconnaissance. L’exigence, oui. L’exigence sans garde-fous, non.
🤝 Le désaccord fait partie du dialogue social
Notre rôle, ce n’est pas d’accompagner un texte coûte que coûte : c’est de sécuriser vos métiers, vos parcours et vos conditions de travail. Dire “non” quand un texte n’est pas au niveau, c’est respecter :
- La réalité du terrain (ce qui est demandé doit être tenable),
- Votre mandat,
- Votre confiance.
🛑 0 signature : un signal d’action
Le constat est simple : personne n’a signé. Le message est commun : le projet doit être revu et sécurisé.
🔮 Et maintenant ?
La CFDT reste à la table des négociations. Nous demandons une copie corrigée, avec des engagements clairs, écrits et mesurables, notamment :
- Des garanties concrètes pour les Animateurs Commerce,
- Des parcours lisibles et de vraies perspectives d’évolution,
- Un cadrage réaliste des attendus par niveau/échelon, avec moyens, formation, temps et reconnaissance.
Nous attendons une proposition révisée sur ces points, puis une nouvelle séquence de négociation — avec une restitution claire aux équipes.
Nous sommes prêts à construire le Boulanger de demain — mais pas en laissant des métiers dans l’oubli.
L’équipe CFDT Boulanger

